Des oeuvres de qualité à base de zombies étant
finalement une denrée plutôt rare, il me fallait, avant de
poursuivre mes tests sur la saga Resident Evil, vous
parler de cette BD américaine, qui en est chez nous au tome 8,
déjà.
Ici, je vous parle surtout du Tome 1.
Le pitch est simple et efficace à la fois : un flic en mission se
prend une balle dans la poitrine et plonge dans un coma pour une
durée indéterminée. Quand il reprend enfin connaissance, il est
seul dans un hôpital désert. Très vite, il va s'apercevoir que les
seules créatures qui peuplent encore les lieux sont des
morts-vivants.
Il s'échappe de cet enfer, mais dehors, c'est pas mieux.
Le monde entier semble avoir succombé à une
espèce d'apocalypse dont on ne connaît pas les causes, où la
majorité des gens se sont transformés en zombies.
Seuls quelques survivants ont échappé au désastre et tentent de
survivre.
Notre héros ayant laissé femme et fils sur la touche pendant son
comas, il lui faut savoir si ceux-ci sont encore vivants...
Robert Kirkman au
scénario nous livre une oeuvre captivante, où la psychologie et les
rapports entre les personnages a autant d'importance (voire plus)
que les séquences de terreur avec les créatures.

Au dessin, un Tony
Moore ultra- talentueux, dont le trait est à la
fois réaliste et personnel, avec un cachet remarquable.
C'est d'ailleurs là où le bât blesse, puisque Walking Dead fait
partie de ces sagas où on met un artiste accrocheur pour
l'épisode-pilote, pour le remplacer par la suite par un autre
talent déjà moins séduisant.
En l'occurrence, c'est Charlie
Adlard qui se collera au dessin dès le second tome
de Walking Dead. Charlie Adlard qui connaît son boulot, sait jouer
des noirs et blancs, mais dont le trait est malheureusement
beaucoup moins fin et talentueux que celui de Tony Moore.

Il ne fait que peu d'ébauches, va directement s'atteler au travail
sur planches et le résultat s'en ressent souvent : pour une case
réussie, combien de bâclées, foireuses ou maladroites, qui sentent
presque l'amateurisme?
Vous pourrez faire le distingo avec les scans ci-contre,
Moore à gauche, Adlard à
droite.

Bref, le seul regret que j'ai avec cette série est de ne plus avoir
Tony Moore au dessin, mais c'est malgré ça une série de BD que je
recommande fortement, qui saura vous captiver au fil des ouvrages.
Une excellente adresse!

Attention, ce premier volume possède
deux couvertures disponibles sous nos latitudes. Je préfère cette
seconde couverture, mais là n'est pas la question. C'est juste pour
vous mettre en garde du fait que, malgré ces deux jaquettes
différentes, c'est exactement la même chose!
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