Bande son plutôt éclectique pour The Umbrella Chronicles, qui mélange allègrement des compositions inédites avec des remixes des thèmes familiers aux adeptes de la saga.

Ces derniers sont finalement minoritaires, contrairement à ce qu'on aurait pu croire, puisque sur les 49 titres qui composent cette bande originale, on en dénombre seulement 4 ou 5, dont Blacken Sabbath (l'extrait présent sur cet article et ce que vous pouvez entendre en fond sonore sur les écrans de résultats), qui n'est autre qu'une variation plus rythmée du thème des save room de Resident Evil1, somme toute assez réussi.
Les inédits sont de qualité variable. Parmi les meilleurs, on distinguera Begin Here (le thème du menu principal), Convulsions (le thème des boss), l' héroïque White Out (toutefois moins abouti que l'excellent Majini IX-In Flames dans le même genre, voir l'article sur l'ost de BH5), l'orgue gothique de Swoon (qui évoque quelque peu l'esprit Fabio Frizzi, compositeur attitré de Lucio Fulci), le très mystérieux et planant 2003, Somewhere In Russia, ainsi que le réconfortant Initial R (comme Rebecca, ndla). The Eclictic Express, quant à lui, s'il ne fait pas partie des plus belles plages sonores associées à BioHazard, reste tout de même bon lui aussi.
Le cul entre deux chaises, si The Mansion Incident s'avère excellent au sein du jeu pour soutenir l'ambiance du manoir, devient complètement anecdotique sur la BO, ne serait-ce qu' à cause de sa durée minime (45 secondes!).
Oriental Woman, la musique des missions d'Ada Wong, se présente sur le cd dans une version remixée. Elle vaut cependant celle du jeu, à savoir pas mémorable, mais pas catastrophique non plus. Quant au reste, on oscille entre le passable et l'insipide.
The Umbrella Chronicles est un produit à part dans la série, sa bande sonore suit le même chemin et il convient donc de la prendre telle qu'elle est.
A savoir une ost inégale, assez loin des critères d'excellence imposés par BioHazard, sans trop d'homogénéité dans l'atmosphère proposée.
Elle n'en est pas mauvaise pour autant, sachant jongler avec nos émotions quand il s'agit d'évoquer des thèmes déjà connus et remaniés pour l'occasion, renouant avec l'esprit BioHazard au détour de quelques inédits très talentueux, mais versant aussi en contrepartie dans le médiocre et le dispensable sur un bon nombre de pistes.
Pas incontournable de ce fait, elle reste globalement de bonne facture.
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